Confidences d'une Happy Entrepreneure (Entreprendre au féminin)

Quelle chance tu as, Diane !

 

Dans le cadre de mes activités de coach, formatrice et blogueuse, j’entends souvent une petite phrase anodine qui me fait souvent tiquer, pour ne pas dire bondir : « Oh Diane, tu fais ce que tu aimes… Quelle chance tu as ! »

La chance m’a maintes fois sourie dans ma vie (même si les coups durs ne m’ont pas épargnée non plus) et je me considère moi-même comme plutôt chanceuse mais en aucun cas, ma « réussite », telle qu’elle est perçue par les autres, n’est le fruit de la chance, encore moins du hasard !

Elle est le fruit de mon travail, de ma constance, d’une intention ferme et résolue de m’épanouir professionnellement, d’une vision qui ne m’a jamais lâchée et qui m’a soutenue dans les moments de doute et de découragement, d’efforts soutenus et répétés durant les premières années, d’essais, d’ajustements, de tentatives non concluantes que d’autres pourraient considérer comme des échecs, d’heures passées à écrire et à concevoir des contenus le soir ou le week-end, de courage aussi pour oser me faire confiance et sortir de ma zone de confort malgré la peur au ventre, comme je l’ai fait si souvent.

Je peux aujourd’hui affirmer avec fierté et le même émerveillement qu’à mes débuts que je me consacre chaque jour à ce que j’aime et ce qui me fait vibrer.

Mes journées sont aujourd’hui presque exclusivement consacrées à l’écriture de mes billets sur le blog, à la conception des contenus de mes prochains ateliers et formations, à l’écriture de mes livres, à l’animation de mes ateliers interactifs en ligne ou encore au coaching de personnes qui m’ont accordé leur confiance.

Un bonheur !

Je travaille de chez moi, mais aussi depuis les multiples cafés, quelle que soit la ville où je me trouve, que je transforme temporairement en annexe de mon bureau. Je suis ce que l’on appelle une travailleuse nomade et j’apprécie chaque jour ma liberté.

 

Mais cette liberté ne m’est pas tombée dessus un matin au réveil !

 

Ce style de vie qui me correspond à 100 %, je suis allée le chercher, consciemment, et j’en ai payé le prix !

Pour l’atteindre, j’ai concédé un certain  nombre de sacrifices ; le plus important a été de concilier pendant plus de 3 ans (et 3 ans, ça peut être trèèèès long…) une activité salariée très prenante (à 80 % puis à 100 % ++ !) de Responsable de la Prévention au sein de la Direction des Ressources Humaines et Financières d’une structure de 850 salariés, avec la création et le développement de mon activité indépendante, l’animation de mon blog, sans oublier, comme tout un chacun, une maison à gérer et 3 enfants prenants !

Mais je l’ai fait car j’étais animée par l’envie de faire ce que j’aime avant tout. La certitude viscérale que ma place n’était pas dans ce poste de cadre RH pourtant valorisant mais bien au sein de Zen & Organisée, avec la sensation inexplicable, presque insensée, d’être, ici, à ma juste place !

 

Pour y parvenir, je me suis donnée du temps.

 

J’ai adopté ce que je prône auprès de mes clients : la stratégie des petits pas. Un petit pas à la fois.

Jour après jour, durant ces 3 années où j’ai dû concilier mes différentes activités (salariée et non salariée) avec tout le reste.

Certains jours, compte-tenu de mon agenda chargé, il ne s’agissait que d’un mail, ou de la préparation d’un prochain billet de blog mais chaque pas me rapprochait de mon objectif : celui de me consacrer à temps plein à mon activité indépendante. Bref, de faire le grand saut !

Ce grand saut, je l’ai fait pour le jour de mes 40 ans : c’était mon cadeau d’anniversaire ! C’était « le jour où je me suis choisie », en référence à un billet de l’excellent blog Les Inspirés, que je vous conseille vivement si vous aimez les esprits libres et créatifs.

Je ne pouvais pas m’offrir de plus beau cadeau…

Je me souviens qu’au moment de prendre ma décision, je me suis dit que je le méritais bien (n’est-ce pas…), que personne ne pouvait prendre cette décision pour moi (inutile donc d’attendre une pseudo autorisation d’un tiers, légitime ou pas), et que je n’avais qu’une vie à vivre. Celle-ci.

Autant la vivre pleinement, et surtout sans regrets.


Les commentaires

Nadia

Bonjour, Un bouffée d’oxygène cet article ! J’ai découvert grâce à vous la stratégie des petits pas que (j’essaie d’appliquer chaque jour)

Réponse

Merci Diane pour cet article qui me parle tellement. J’ai entendu trop de fois « mais toi, t’as de la chance » et à la fin je ne supportais plus cette petite phrase ! Elle me faisait bouillir intérieurement. Elle ne sert qu’à conforter les gens qui n’arrivent pas à se jeter à l’eau. Ton article me redonne aussi courage et merci pour ça. tu es d’ailleurs une personne très inspirante pour moi 🙂 belle journée et savoure ce bonheur bien mérité.

Réponse

Très bel article. Merci et bravo pour tout ce que tu as développé et ta détermination. Car oui se lancer dans ses rêves représente aussi beaucoup de travail et de courage pour sortir de sa zone de confort 🙂
Quel bonheur d’être passionné ! Merci pour tes conseils toujours très pertinents !

Réponse
Sonia Bousquet

Un vrai plaisir de te lire, Diane dans ce billet au ton juste. Bises, à très bientôt. Sonia

Réponse
Julie

Une vraie bulle de douceur ce nouveau blog ! C’est toujours un plaisir de te lire Diane…

Réponse
Motte

Très belle article, j’ai moi aussi envie de changer de vie mais j’ai 48 ans n’est-il pas trop tard pour repartir de zéro?? J’y réfléchis pour l’instant. Merci pour ton article il redonne l’espoir que tout est toujours possible. Bonne continuation.

Réponse

Sans la moindre hésitation, non ! Il n’est jamais trop tard… 😉 Merci pour cette petite visite et à très bientôt !

Réponse

Tu es quelqu’un de très inspirante !
Il est vrai que cette notion de chance revient très souvent quand il est question de vivre une vie que l’on a au préalable rêvé. Comme tu le dis si bien, la chance n’a pas sa place dans le parcours.

Très bel article, frais et coloré!

Réponse

Bonsoir, cette phrase, cette fameuse phrase, elle raisonne à mes oreilles assortie d’autres mots aussi révélateurs comme  » tu fais ce que tu veux quand tu veux », « tu n’as plus de chef au-dessus de toi ». « C’est plus facile ». Je ne sais pas où est cette facilité. Je sais que je travaille près de 300h par mois pour parfois des rentrées d’argent dérisoires et je sais aussi que ce choix est le mien et que si c’était à refaire, je le referais car cette liberté n’à pas de prix. Merci pour vos mots, merci pour vos inspirations.

Réponse

Bonjour Stéphanie,

Oui, un classique également 😉 C’est vrai que ces petites phrases, quand on sait le temps et l’énergie que l’on consacre à notre activité, ont le don de nous titiller, mais je sais aussi qu’il n’y a souvent aucune malveillance dans ces propos, plutôt une méconnaissance (et c’est vrai qu’il faut parfois le vivre pour le comprendre) du quotidien des entrepreneur(e)s, qu’ils travaillent seuls ou non, à la maison ou à l’extérieur 😉

Merci à vous pour votre petit mot ici, ça m’a donné l’occasion de découvrir lesbricolheureux.com !

A très bientôt !
Diane

Réponse
Catherine

Oui très bel article !

Alors, la lectrice que je suis , ne peut que vous recommander le livre de Clarissa Pinkola Estes : FEMMES QUI COURENT AVEC LES LOUPS …. Suivre son instinct… toujours !

Réponse
Emeline

Votre article est vraiment très inspirant. Je ne le lis que maintenant alors que cela fait au moins un an que vous l’avez posté… de mon côté en période de transition professionnelle, je rêve de faire ce que vous faites. Psychologue de formation, 5 années d’expérience dans le recrutement en cabinet je me suis rendue compte que ce qui me plaisait le plus c’était d’accompagner les personnes dans leur projet, de leur communiquer à l’instant T ce que je perçois, les valeurs ajoutées et axes d’amélioration pour les booster, les mener vers de nouvelles réflexions. Je rêve de devenir coach et pourtant même étant issue du recrutement je me confronte à des retours du type « tu es trop junior pour être coach », « vous n’avez pas 30 ans c’est compliqué de prétendre à ce type d’activité » et j’en passe. Cela en devient une vraie croyance chez moi aujourd’hui, croyance limitante. Et je me dis que je devrai attendre 5 voire 10 ans pour y prétendre le temps aussi de me financer des formations. Et pourtant, intuitive, empathique, à l’écoute, psychologue de formation, je suis souvent dans le juste dans mes retours et questionnements. Je suis également très sensible à l’équilibre vie perso/pro surtout pour les mamans et j’aimerai beaucoup intervenir sur ces sujets et accompagner d’autres personnes. Qu’en pensez-vous ?

Réponse
Ingrid Dufrasne

Bonjour Diane. Ça fait un moment que tu as écrit cet article et je le re-découvre.
Moi aussi je mets le temps pour faire ce qui me passionne et pour trouver enfin l’étoile que je veux faire briller. Depuis plusieurs années je te parle d’un blog … Mais jusqu’ici je ne savais pas trop bien ce que j’allais y mettre. Enfin ça y est …Je l’ai mon idée. .. Je vais pouvoir m’y mettre concrètement. Tout ça c’est surtout grâce à toi. A ces 30 minutes de conversation avec toi à la suite des trois mois pour désencombrer ma vie …. Tu as été l’étincelle. … Bon jusqu’ici je n’avais pas le bon bois pour faire prendre le feu …
MERCI DIANE .. Ton article et ton travail de tous les jours donnent la niac qu’il faut pour me faire avancer et pour y croire. A bientôt.
Ingrid (ta petite Belge )

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